Goélands

Le Goéland leucophée (Larus Michahellis) fait partie de la famille des Laridés, dont il est, en taille, le plus gros représentant en Méditerranée.  Il est communément appelé « gabian ».

Présentation

Le gabian se reconnaît, en plumage adulte, à son dos gris, ses pattes jaunes et son large bec jaune comportant une tache orange au bout de la mandibule inférieure.

Ce qu’il faut retenir

Comportement : la biologie du goéland leucophée se caractérise par une très grande capacité d’adaptation, lui permettant d’exploiter un large éventail de sites de nidification et d’alimentation.

En Méditerranée, il niche principalement en colonies sur les îlots marins rocheux et les îlots des étangs littoraux et des marais salants. Mais on peut également le trouver sur les falaises, les digues et aujourd’hui sur les constructions, en particulier celles présentant des toits plats couverts de gravillons, à proximité des ports de pêche, et dans les zones industrielles.

Son caractère opportuniste lui permet une bonne adaptation en milieu anthropisé. De par sa position géographique et la configuration architecturale de ses bâtiments, Martigues est un lieu privilégié de colonisation de cette espèce.

Son calendrier biologique

Janvier

     

    1 ères arrivées sur les sites de reproduction

       

      Février

         

        Cantonnement

           

          Mars

             

            Formation des couples

               

              Fin mars à mi-mai

                 

                Accouplement

                   

                  Mi-avril

                     

                    1 ères pontes (2 à 3 œufs par femelle)

                       

                      Mi-mai

                         

                        1 ères éclosions

                           

                          Juin à mi août

                             

                            Elevage des jeunes

                               

                              Mi août à décembre

                                 

                                Désertion des sites avec quelques apparitions sporadiques

                                   

                                  Régime alimentaire : 

                                  Le régime alimentaire de l’espèce est très varié.

                                  S’il est à la fois pêcheur, chasseur, cueilleur et charognard dans les milieux naturels, il tire de nos déchets la plus large part de son alimentation : consommation des poissons non commercialisables rejetés derrière les chalutiers, des déchets divers sur les décharges d’ordures ménagères mais aussi des déchets mis à disposition par l’homme de façon directe (nourrissage) ou indirecte (accès à des containers mal fermés ou sacs ouverts).

                                  Espèce protégée 

                                  En application de l’article L 411-1 du code de l’environnement, l’arrêté du 29 octobre 2009 modifié protège l’ensemble des laridés (mouettes et goélands).

                                  Les autorisations de destruction relatives au Goéland leucophée sont délivrées par les préfets, après avis du Conseil National de la Protection de la Nature

                                  Les nuisances occasionnées

                                  Les principales nuisabces occasionnées sont :

                                  • la préemption de l’espace par les goélands au détriment des espèces patrimoniales,
                                  • la prédation,
                                  • les perturbations des écosystèmes insulaires,
                                  • les nuisances en milieu urbain : sonores, agressivité, salissures, dégradations matériels…

                                  Ce qui est fait

                                  La Ville de Martigues a mené jusqu’à présent une lutte contre les goélands à travers la mise en place de dispositifs d’effarouchement : pics spécifiques sur certains bâtiments communaux, fils tendus, éffaroucheurs sonores (localisés sur le toit de l’Hôtel de Ville et au centre de traitement du Vallon du Fou).

                                  Face à l’augmentation de ces nuisances, elle s’engage aujourd’hui dans une démarche de régulation des populations de goélands.

                                  En mars 2016, la municipalité a donc obtenu un arrêté préfectoral l’autorisant, notamment, à pratiquer des campagnes de stérilisations des œufs de goélands jusqu’au 31 décembre 2018.

                                  Cet arrêté a été renouvelé en mars 2019 pour la période de 2019 à 2021 et permet la poursuite des campagnes de stérilisations.

                                  Ces interventions auront lieu dès les premières pontes et consisteront à l’aspersion d’un produit spécifique à base de formol et d’huile de paraffine qui empêche l’œuf d’éclore. Les oiseaux continuent de couver leurs œufs sans se rendre compte de la manipulation.

                                  Pour information, les sites INEOS et la Centrale EDF de Ponteau disposent également d’arrêtés leurs permettant d’intervenir sur leurs sites d’exploitation.

                                  Ainsi, depuis 2017, les campagnes de stérilisations des œufs de ces oiseaux sont menés sur les bâtiments communaux : équipements sportifs, écoles, crèches, Hôtel de Ville, cimetières …
                                  Cette campagne vise plusieurs objectifs :

                                  • garantir une sécurité d’accès et d’usage des personnels et usagers, 
                                  • limiter les nuisances sonores, les dégradations et maintenir une certaine propreté des équipements salis par les fientes,
                                  • préserver la petite et moyenne faune dont le goéland est devenu un redoutable prédateur

                                  En ce qui concerne les autres bâtiments, la Ville de Martigues propose une convention permettant aux établissements publics, bailleurs ... de bénéficier de l’autorisation qui lui a été accordée pour la pratique des stérilisations. La mise en œuvre des interventions reste à la charge du signataire, gestionnaire de son patrimoine.

                                  Chaque campagne de stérilisations fera l’objet d’un bilan administratif, technique et scientifique en collaboration avec la Direction Départementale des Territoires et de la Mer.

                                  Stériliser les œufs ne suffit pas, la régulation de l’espèce passe aussi par des actions préventives à la nidification menées tout au long de l’année.

                                  Ce qu’il faut faire ou ne pas faire

                                  Chacun peut concourir à la maîtrise de la présence des goélands en ville :

                                  • ne pas ôter les œufs du nid (pour éviter une ponte de remplacement),
                                  • ne pas non plus détruire les nids qui seraient alors rebâtis par le couple nicheur, 
                                  • maintenir propres vos toitures et terrasses dès le début de l’hiver,
                                  • ne pas nourrir les oiseaux directement : le nourrissage habitue le goéland à l’homme et le rend moins farouche. L’article 120 du Règlement Sanitaire Départemental interdit le nourrissage en tous lieux publics et sur les voies privées, y compris cours, ou autres parties d’un immeuble,
                                  • ne pas nourrir indirectement : déposer les ordures ménagères dans les containers et veiller à les laisser fermés, sortir vos sacs bien fermés aux heures de collecte (19h-22h),
                                  • demander des informations techniques auprès de la mairie ou auprès d’entreprises spécialisées dans la lutte contre les nuisibles qui vous proposeront des solutions adaptées à la toiture de votre logement.