Les tribunes du mois

Retrouvez ci-dessous les tribunes des groupes siégeant au Conseil municipal.

Présentation

Les tribunes publiées ci-dessous sont celles parues dans le dernier numéro de « Reflets, le magazine de la ville de Martigues ». Ces textes sont publiés sous la seule responsabilité de leurs auteurs.

Groupe communistes et partenaires

Serait-il déraisonnable de penser que nous n’avons pas les mêmes priorités que celles et ceux qui conduisent les affaires de l’État ? Nulle provocation dans ce questionnement, mais chaque jour qui passe semble donner raison à nos concitoyens qui, las des incohérences gouvernementales, conviennent avec regrets qu’effectivement « ils ne vivent pas dans le même monde que nous ». Car, loin des comptes d’apothicaire, du ramdam médiatique et des plans de communication calculés, il y a les réalités quotidiennes du terrain, les souffrances, les peurs et les craintes qui les accompagnent. En plein cœur d’une crise sanitaire, et à l’aube de l’hiver, des enfants, des femmes et des hommes sont menacés d’expulsion parce que «étrangers». Le conseil municipal de Martigues a voté un vœu pour dénoncer cela et exiger l’arrêt des expulsions. Nous pouvons en être fiers. Pendant ce temps, la droite a récité son catéchisme giscardien tandis que l’extrême-droite, d’ordinaire critique à l’égard de l’État, a fait preuve de complaisance pour justifier son intolérance. La scolarisation des enfants en situation de handicap, voilà un autre sujet brulant où l’État ne joue pas le rôle qui devrait être le sien. Les manquements en matière d’encadrement sont inacceptables et poussent les familles martégales à s’organiser pour crier leur colère. Nous sommes à leurs côtés dans ce juste combat. D’ores-et-déjà, nous avons dit notre disponibilité pour favoriser l’ouverture d’une classe adaptée supplémentaire.

Gérard Frau, président du groupe.

Groupe Écologiste, social et citoyen

Au milieu de l’impréparation sanitaire et des mesures antisociales, ce gouvernement peut-il réserver de bonnes surprises ? C’est ce qui nous a semblé en apprenant la future interdiction des cirques et spectacles avec animaux sauvages en France. Enfin ! La mise en spectacle des animaux, leur souffrance et plus globalement le respect de la biodiversité sont des sujets politiques importants en ce qu’ils interrogent le rapport de l’humain à la nature. À Martigues, notre groupe porte ces préoccupations, celles d’une ville où l’on ne verra plus d’éléphants attachés à un poteau ou un hippopotame nageant dans une piscine étriquée, mais aussi d’une ville où les habitant.es peuvent profiter de la forêt, sans risque, le dimanche. Ces quelques exemples montrent à quel point c’est l’ensemble des politiques publiques qu’il convient de repenser au prisme des changements climatiques, de la pollution de l’air et des eaux, de l’exploitation abusive des sols, des forêts et de la biodiversité. De l’accident industriel de Lubrizol à l’incident industriel de torchage à Lavéra, des mégas-feux en Californie aux incendies martégaux de cet été, la différence d’échelle ne saurait masquer la nature commune de ces événements. À notre échelle, Martigues ne résoudra certes pas tous les problèmes environnementaux de la planète, mais elle jouera son rôle. Le plan cadre voté récemment en Conseil municipal va dans ce sens. Et il y a urgence à le mettre en œuvre.

Votre groupe.

Groupe des élus socialistes

Martigues, ville au bord de la Méditerranée et de l’Étang, est fortement engagée pour la sauvegarde de son environnement et de ses écosystèmes. C’est pourquoi, dans un contexte fortement perturbé par la crise sanitaire, nous avons souhaité renouveler l’opération « Martigues Propre » en partenariat avec les maisons de quartiers. Dans les espaces naturels et sur le littoral maritime et de l’étang, à partir de la Maison des Laurons, du Phare de la Couronne, du Quai Sainte Anne à Jonquières, du Parc Julien Olive, ou encore du parking face au marché aux poissons à Carro, ce sont au total 13 lieux de rendez-vous qui ont été définis avec les habitants et permettre ainsi de maintenir la dynamique de sensibilisation que nous avions créés les années passées. Parce que la propreté est l’affaire de tous, services municipaux, habitants, associations se sont unis une fois de plus pour faire de cette journée de sensibilisation un acte fort de notre engagement citoyen. Cette mobilisation est d’autant plus marquée par celle des jeunes, qui se sont particulièrement investis dans cette opération. Nous partageons ainsi, ensemble, avec ces jeunes, avec la population martégale, la devise « Ne rien jeter, la mer commence ici ».

Pour le Groupe des Élus Socialistes – Saoussen Boussahel

Groupe Jean-Luc Di Maria #Martigues

Comme nous l’avons tous constaté, les pistes cyclables bourgeonnent sur nos centres villes. L’idée de donner la possibilité de se déplacer en mode doux, fleurit à la vitesse d’un cyclomoteur. À Martigues, la municipalité fait des essais, des sondages et surtout des constats. Les embouteillages aux heures de pointe laissent penser que le concept idéologique aura besoin d’être affiné. L’objectif de la majorité est de répondre aux souhaits des quelques 1 000 martégaux qui en seraient demandeurs (de l’ordre de 2 % de la population). Toute la population doit être entendue, personne ne doit être exclu du nouveau mode de vie. Pensons au grand nombre de nos administrés qui habitent dans les quartiers loin du centre-ville. Pensons aux perturbations occasionnées par tous ces rétrécissements des rues. Pensons aux places de parking de plus en plus rares. Pensons à la pollution déjà bien présente sur notre territoire. Pensons à nos commerces de centre-ville dépourvus de stationnement. Pensons écolo et non idéo !! Nos propositions de transition étaient la construction de 800 places de stationnement en sous-sol sur le quai Général Leclerc et la place des aires qui pourraient accueillir touristes et clients ! Végétaliser la surface, diminuer considérablement les files d’attente et de fait la pollution atmosphérique. Peut-être une solution écolo ?! Faut-il être estampillé « écologiste » pour donner le meilleur à nos administrés, ou bien faut-il le prouver pour l’être vraiment ?

Jean-Luc Di Maria #Martigues, 06 12 46 56 92

Groupe Unis pour Martigues

PECHEURS : La mise en application du règlement particulier de police des pêches dans le GPMM a déclenché la colère des pêcheurs, et elle est légitime. Depuis des décennies, les pêcheurs sont installés le long du canal du Galiffet. Cette tradition est inscrite dans le paysage de notre ville. Aujourd’hui, on leur interdit toute pêche alors que d’autres solutions existent. Il est tout à fait possible d’encadrer la pêche par un règlement pour prévenir tout abus, préserver l’environnement et les espèces marines pêchées ; complété par un contrôle régulier. Nous comprenons le désarroi des pêcheurs et les soutenons. IMMOBILISME : Incendies, pollution, agressions, vols, incivilités, voici ce qui rythme la vie de Martigues depuis le printemps. Nous pouvons remercier les services de sécurité qui interviennent au quotidien, mais que fait la majorité pour ses citoyens ? Rien ! Leur préoccupation du moment est la hauteur de coupe de l’herbe. Concernant le bien-être et la sécurité des citoyens, la propreté des quartiers, des mesures pour prévenir toute nouvelle catastrophe... rien n’est prévu.

Emmanuel Fouquart et Christiane Villecourt, 07 82 66 16 55

Reflets, le magazine de la ville de Martigues

   

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