Le temps de vivre

« Le temps de vivre » de Bernard Paul (1969)

Anniversaire

L'actrice et romancière Marina Vlady a fêté ses 80 ans à Martigues en mai 2018 afin de présenter "Le Temps de vivre" de Bernard Paul. 

La même année, la cinémathèque Prosper Gnidzaz s'efforce d'identifier les copies 35mm du film, tourné à Martigues, en mai 1968. Elle en retrouve trois.

La première est à Bois d'Arcy, temple du Centre National de la Cinématographie.

La seconde est conservée à la cinémathèque de Corse.

La troisième se trouve dans les entrepôts d'EuropaCorp (studio de cinéma fondé par Luc Besson).

Celle-ci est la seule dont l'état permet une utilisation. Avec l'accord des ayants-droits, une numérisation est réalisée par Les Films du Soleil afin de redonner vie à ce film emblématique du monde ouvrier.

En parallèle (et de façon systématique), les archives communales viennent compléter et finaliser les recherches autour du tournage.

Reportage vidéo

Marina Vlady fête ses 80 ans à Martigues

Projection exceptionnelle et gratuite

Une projection exceptionnelle et gratuite du film "Le Temps de vivre", premier volet de la trilogie sociale de Bernard Paul suivi par "Beau Masque" (1972) et​ "Dernière sortie avant Roissy"(1977) est organisée au cinéma Jean Renoir. 

Suite à ce travail de recherche, soutenu par Bertrand Tavernier, le film sera programmé l'année suivante au Festival Lumières à Lyon.

Le film

"Notre groupe est formidable ! Mise en scène : Bernard Paul. Premier assistant : Alain Corneau. Opérateur : William Lubtchansky. Attaché de presse : Bertrand Tavernier. Costumes : ayant lâché pour un temps ses rôles de belle enjoleuse, Françoise Arnoul, compagne de Bernard Paul. Musique : Georges Moustaki. Partenaire principal : Frédéric de Pasquale. Sujet : d'après le roman d'André Remacle. 

Lui est maçon. Elle a quitté son usine pour s'occuper de ses deux enfants. Ils ont du mal à payer le loyer de l'HLM dans laquelle ils ont emménagé. Il fait des heures supplémentaires, rentre crevé, s'endort sur le sein de sa femme qui attendait de sa part un peu plus d'attentions.  Elle s'ennuie, commence à s'intéresser à la musique, aux livres. Bref, cela ne va plus entre eux. Sans oublier le maître d'école, qui sait si bien parler...

Le décors est planté. La suite ? Pas vraiment ce que l'on imagine. Comme le titre l'indique, il s'agit plus d'une réflexion sur le monde du travail qu'une énième variation sur l'adultère. Il y est question de ce fameux temps "libre" dont ne disposent plus ceux qui vivent avec de trop faibles salaires. Nous sommes en 1968, il n'y a pas autant de chômage qu'aujourd'hui, mais déjà le mécontentement gronde." 

Extrait de "24 images secondes", Marina Vlady, Edition Fayard, 2005.

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