Chapelle de l'Annonciade

Située dans le quartier de Jonquières, à l'arrière de l'église Saint Genest, la chapelle de l'Annonciade, fut construite durant la seconde moitié du XVIIème siècle pour la confrérie des pénitents blancs. Mais, petite caractéristique... le plafond n'a pas toujours été comme on le voit aujourd'hui.

Le plafond de la chapelle de l’Annonciade n’a pas toujours été plat…

Lorsque la confrérie des pénitents blancs de l’Annonciade décide, en 1661, l’édification de leur « casette » (petite maison), c’est-à-dire de leur propre chapelle, ils souhaitent les mêmes caractéristiques que l’église Saint-Genest avoisinante.

Ils choisissent donc un plafond avec des voûtes d’arêtes, ordonnées sur 5 travées et 4 arcs doubleaux. Pour consolider les murs et minimiser la poussée exercée par les voûtes et le toit, on décide de construire des contreforts à l’est (côté rue du docteur Sérieux) et des arcs-boutants à l’ouest (côté jardin, boulevard Richaud).

 
Malgré ces précautions architecturales, la voûte s’effondre en 1663 ! Défaut de fabrication, matériaux inadaptés, surélévation exagérée… La cause exacte n’est pas connue mais les faits sont là : la chapelle n’a plus de toit.

Un nouveau choix architectural

Les pénitents optent, alors, pour un plafond plat en bois de sapin retombant en anses de panier. C’est celui que nous pouvons encore admirer de nos jours. Ce que nous avons perdu en élévation, nous l’avons gagné en décoration car un plafond voûté n’aurait pas été aussi richement orné.

  
De nombreux artisans et artistes participent à ce nouveau projet : lambris sculptés et dorés par Jean-Claude Boyer, maître menuisier d’Aix-en-Provence.

Ils ont été réalisés, d’après les plans de Michel Daret (fils du grand peintre baroque Jean Daret).

Ce sont des peintures en trompe-l’œil réalisées par Barthélémy Donneau de Martigues et Antoine Ollivier de Marseille.

Une décoration très baroque

  • foisonnement des motifs végétaux peints et sculptés
    • rinceaux,
    • guirlandes,
    • corbeilles de fleurs...),
  • multiplicité des ornements sculptés et dorés
    • voussures,
    • oves,
    • drapés,
    • cul de lampe,
    • cartouches,
    • putti…),
  • trompe-l’œil (balustrades peintes induisant des effets d’élévation vers les cieux),
  • drapés tourbillonnants,
  • anges virevoltants…

L’œil ne sait plus où se poser !

En 1677, les travaux commencent et dureront une année.

Il faudra, ensuite, attendre le début du XVIIIe siècle pour voir apparaître le prestigieux retable doré, réalisé par Claude et Étienne Darbon.

Puis en 1754, les peintures murales viendront compléter un programme décoratif exceptionnel.

Tout s’accorde et s’harmonise.

Nous arrivons même à oublier que la chapelle n’est qu’un simple rectangle.

Que reste t-il de la voûte?

De cette aventure architecturale ne restent apparemment que les contreforts et arcs-boutants.

Mais sachez qu’il subsiste encore une croisée d’ogives !

Elle est visible dans la tribune et est accessible par un escalier caché dans le retable, au nord de l’édifice.

    Vous pourrez venir l’admirer, ainsi que les autres trésors que recèle ce lieu, ouvert exceptionnellement lors des journées européennes du patrimoine.

    Rendez-vous

    les 19 et 20 septembre

    pour de belles découvertes !

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