Les « bas dits de forçat »

Nous avons tous croisé le mot « forçat » que nous employons parfois dans des expressions quotidiennes.  Découvrez ci-dessous tout ou presque ce qu'il faut savoit sur son origine.

Nous avons tous croisé le mot « forçat » que nous employons parfois dans des expressions quotidiennes. Ce terme, issu de l’italien forzato (« galérien »), évoque les condamnés aux travaux forcés à bord des galères, sous l'Ancien Régime jusqu’en 1748.

Encore récemment, on utilisait ce terme dans un sens dérivé comme «les forçats de la mer» en pensant aux pêcheurs de Terre-Neuve, par exemple.

Or, Martigues fut et reste encore une ville de pêcheurs.

Au moins un tiers de la population active travaillait dans la pêche à la fin du XVIIIe siècle et, au milieu du XIXe siècle, cette proportion restait encore importante.

Il y a ceux qui travaillaient sur les bateaux et ceux qui s’occupaient des bourdigues, dispositifs de pêche fixes installés dans divers canaux de la ville.

Dans cet environnement, le pêcheur devait être chaudement vêtu en hiver afin de se protéger du froid et de l’humidité.

Il portait alors des vêtements en laine, un pantalon, des chaussons puis des sabots ou des bottes.

Ces chaussons, confectionnés en laine marron et blanche à petits carreaux renforcée de talonnettes en cuir, étaient sans doute appelés «bas de forçat» pour évoquer le travail difficile et périlleux du pêcheur sans cesse aux prises avec les dangers de la mer et confrontés à un environnement hostile.

 

  
C’étaient ces « bas de forçat » qui permettaient de reconnaître un pêcheur jusqu’à l’entre-deux-guerres.

Aujourd’hui, les « bas dits de forçat » ont été remplacés par des bottes en caoutchouc ou en néoprène.

Mais le souvenir laisse des traces dans la mémoire martégale…

Il l'est également dans la galerie de l'histoire où le public peut les découvrir, parmi d’autres objets témoins de la pêche traditionnelle.

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