8 mai 2020 : 75ème anniversaire de la capitulation nazie.

Ces courts-métrages inédits permettent de revivre, par la voix de cinq de ses acteurs et témoins, les terribles mois de l'occupation nazie.

Paroles et mémoire d'occupation à Martigues et en Provence

Cinq courts-métrages inédits

Réalisés parle service Art et histoire de la violle de Martigues, permettent de revivre, par la voix de cinq de ses acteurs et témoins, les terribles mois de l'occupation nazie.

Deux femmes et trois hommes dont le récit poignant contribue à la construction de la mémoire collective de Martigues et de la Provence occupée.

Diffusions

Diffusés à l'occasion du 75ème anniversaire de la capitulation nazie, ces courts-métrages font suite au documentaire "Martigues 1939 - 1945, de l'ombre à la Liberté" proposé par la ville en juin 2019.

Les films

Film 1

DORA LESSMAN. Evacuée de Paris pour la Zone Libre avec de faux papiers, Dora Lessman, nom de guerre "Françoise", s'engage à 17 ans dans la Résistance communiste comme courrier FTP. Elle est aujourd'hui le dernier témoin vivant de ce que l'on a appelé à juste titre  "le traquenard d'Oraison" : le 16 juillet 1944, l'armée allemande appuyée par des supplétifs français de la 8e compagnie Brandebourg tend un piège à la résistance bas-alpine dont l'état-major est réuni dans le village. Tous seront fusillés quelques jours plus tard à Signes. Dora Lessman raconte son arrestation, suivie d'interrogatoires musclés dans les locaux de la Gestapo de Marseille, avant d'évoquer son évasion et sa participation à la libération de la France.

Dora Lessman, la "petite juive" cachée en Provence, engagée dans la Résistance communiste (durée 18mn).

Film 2

DENISE JULIEN, âgée de 14 ans en 1942, habitante de La Couronne née à Marseille, a vu sa maison familiale de la côte bleue être réquisitionnée pour y loger 18 mois durant un sous-officier allemand. De la destruction du Vieux-Port en février 1943 à la Libération en passant par le bombardement de Marseille le 27 mai 1944, Denise n'a rien oublié des longs mois d'occupation de son village.

Denise Julien, Marseille et La Couronne - Carro sous l’occupation

Films 3  et 4

Deux frères dans la guerre (deux épisodes)

 Episode 1/2 : Joseph Corinthio

Joseph Corinthio, habitant de Croix-Sainte, a 20 ans lorsqu'il s'engage dans la Marine de guerre française. Nous sommes en juillet 1942, quatre mois avant l'occupation de la zone Sud et du port de Toulon où, le 27 novembre, la flotte française se saborde afin de ne pas passer sous commandement nazi. 75 ans plus tard, le matelot Corinthio livre un témoignage rare sur un événement majeur dans le déroulement de la guerre en Méditerranée.

Film 3 (deux épisodes) Deux frères dans la guerre. Episode 1 : Joseph Corinthio

Episode 2/2 : Antoine Corinthio

Frère cadet de Joseph Corinthio, Antoine a 13 ans lorsque l'armée allemande (près de 2000 soldats) s'installe à Martigues. Entre privation de liberté, rationnement et réquisitions, il brosse avec émotion le portrait de son quartier de Croix-Sainte et de l'usine Verminck, où il travaillait comme apprenti, mais aussi de Port-de-Bouc également placée sous haute surveillance allemande.

Film 3 (deux épisodes) Deux frères dans la guerre. Episode 2 : Antoine Corinthio

Film 5

Henri Borretini, natif de Marseille, engagé à 17 ans dans la résistance, est arrêté en mars 1943 à Luchon alors qu'il tente de gagner l'Angleterre afin de poursuivre le combat. Disparu quelques semaines après cet unique entretien filmé, il évoque avec précision et émotion la trahison, la déportation, le travail forcé (à Buchenwald puis à Dora où il est affecté à la construction des missiles V1 et V2), la fraternité entre détenus et la mort des camarades. Un témoignage exceptionnel sur l'enfer concentrationnaire nazi par l'un de ceux qui en sont revenus.

Matricule 49628 : Henri Borretini résistant marseillais déporté à Buchenwald raconte... Durée 18mn.

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