1er vol en hydravion : H. Fabre

Découvrez ci-dessous le premier vol mondial en hydravion d’Henri Fabre Henri Fabre (1882-1985), un inventeur de génie.

110e anniversaire du premier vol mondial en hydravion d’Henri Fabre

Henri Fabre (1882-1985), un inventeur de génie

Né à Marseille d’une famille d’armateurs, il s’intéresse très tôt à tout ce qui peut voler.

Après une licence és –sciences qui le destine à être ingénieur et un brevet de l’École supérieure d’électricité de Paris, il dirige ses recherches sur l’hydravion et crée de nombreux appareils personnels.

Fin 1906, il acquiert l’ «Essor» un remorqueur et engage Marius Burdin, mécanicien, qui va devenir un élément majeur dans sa réussite.

Après un premier essai infructueux, il améliore son hydro-aéroplane avec des flotteurs à fond plat qu’il va breveter.

Suivront plusieurs tentatives et modifications avant la création du «Canard», fin 1909.

Le 28 mars 1910

L’hydravion est prêt : Henri Fabre tente un vol sur l’étang de Berre. Il se hisse à bord du « Canard », un hydro-aéroplane de 14 mètres d’envergure et de 475 kg. Il lance l’hélice du moteur « Gnôme » de 50 chevaux des frères Seguin. Le pilote fait un signe de la main, se dirige vers le large et lance son moteur à pleine puissance. Les sillons disparaissent après 300 mètres de course : l’avion s’est élevé dans les airs ! «Le Canard» parcourt alors 500 mètres à 5 mètres de hauteur puis amerrit et revient docilement à son point de départ. Henri Fabre réussit son premier vol officiel depuis La Mède à destination de Martigues : l’hydravion est officiellement lancé au niveau mondial. Génie

« Jamais je n’étais monté en avion, pas plus comme passager que comme pilote ; je ne pouvais donc nullement me fier à mes réflexes ; mais mon appareil était étudié pour être automatiquement stable et, avec ce temps parfaitement calme, je devais pouvoir voler sans intervenir dans les commandes… La main sur la manette d’admission, je laissais l’appareil se lancer… J’étais en l’air parfaitement stable, glissant sur cette mer d’huile ou bourdonnant à quelques mètres au-dessus d’elle dans l’atmosphère endormie, l’impression était la même… Quelques minutes plus tard, j’amerrissais dans le port de Martigues, heureux d’être félicité par mes amis les pêcheurs, témoins depuis quatre ans de mes efforts. »

Henri Fabre