FermerHôtel de ville (vue aérienne)
Hôtel de ville (vue aérienne)

Déclaration, Mairie, Quartiers

DECLARATION. Appel pour un plan d'urgence dans les quartiers en "difficulté"

Suite aux évènements qui ont eu lieu hier dans le quartier de Paradis Saint- Roch, sous fond d’intimidation des habitants pour protéger des deals et des trafics, Gaby Charroux maire de Martigues lance un appel pour un plan d’urgence dans les quartiers en difficultés.

Publié le

L'appel

Suite aux évènements qui ont eu lieu hier dans le quartier de Paradis Saint-Roch, sous fond d’intimidation des habitants pour protéger des deals et des trafics, Gaby Charroux maire de Martigues lance un appel pour un plan d’urgence dans les quartiers en difficultés dont vous  trouverez le détai ci-dessous.

Cet appel  lancé auprès des ministres, des préfets et du procureur de la République demande la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés par ces problématiques.

Il sera envoyé aux maires, aux élus et aux partenaires institutionnels pour être signé et relayé.

Le communiqué

Deux ans après le drame de Canto Perdrix, c'est au tour de Paradis Saint Roch d'être le théâtre d'actes violents et intimidants pour protéger des deals et trafics.

Ces deux situations ne peuvent pas être considérées comme des incidents.

Elles doivent être prises comme de vrais problèmes de société qui gagnent, peu à peu, tous les quartiers où sont regroupés les grands ensembles dans notre pays.

Or, chaque jour, la ville de Martigues est confrontée aux désengagements progressifs des principaux acteurs qui font la société au quotidien, qui font la République.

Non par incompétence, non par démotivation, non par déresponsabilisation des individus, comme trop souvent on essaierait de les justifier.

La ville de Martigues, comme sans doute toutes les autres villes de notre pays, doit faire face à une stratégie délibérée et organisée de désengagements.

Police, école, CAF, sécurité sociale, poste, éducateurs, ou autres services déconcentrés sont réorganisés, rationnalisés, restructurés et au final en diminution de moyens humains, matériels ou financiers.

Dans chacun des quartiers d'habitat social, qu’ils rentrent dans les critères de la politique de la ville ou pas, la désertification des acteurs institutionnels est dramatique.

Alors que nous, la collectivité locale, continuons à déployer des efforts, des moyens, des énergies, la République fuit.

Au regard des situations qui naissent et se nourrissent des paupérisations, de misères diverses ou de fragilisations, nous connaissons tous, malheureusement les issues inéluctables qu’elles engendrent.

Si la société quitte les quartiers, il est de plus en plus difficile pour une ville d’empêcher ses quartiers de fuir la société, fuir la République et ses fondements.

Nous connaissons les symptômes des maladies qui ravagent certains quartiers en France : économie parallèle, violences, radicalisations, extrémismes ... Ne pas les traiter c’est les accepter, c’est les laisser s’installer.

Aujourd’hui à Martigues, il faut un plan d’urgence comme il faut un plan d’urgence dans les quartiers dits « sensibles » en France.

Un vrai plan de reconquête pour la société et la République.

Un plan qui évacue, comme seule réponse, la réponse répressive voir dissuasive.

Un plan qui place les habitants au centre des préoccupations, au centre de la vie de la ville, au centre de l’éducation, de l’épanouissement et de l’émancipation.

Il faut un plan d’urgence qui remette de l’Education Nationale, de la prévention spécialisée, de l’accompagnement social, de la médecine, des services du quotidien.

Il faut un plan d’urgence des services publics dans nos quartiers.

Cela n'a que trop duré d'invoquer des économies. L'argent public doit être utilisé pour améliorer la vie des gens.

C’est la meilleure première réponse que l’Etat peut faire pour remettre une vie sociale là où souvent il n’y a plus que de l’isolement, un sentiment d’abandon et d’injustices.

Les fondements de notre République sont le fondement de ce plan.

C’est l’urgence absolue.

Voir aussi

 

Contact